Dimanche 07 février matin le réveil indique 3h15, il est temps de se lever et de se préparer pour la direction des 10 km de Vincennes en compagnie de la famille Linger et des supporters de MORVAN O2.
Après un départ sur le coup des 4h et quelques pauses salvatrices pour les chauffeurs nous arrivons à Vincennes sur les coups de 8h30. Ouf peu de circulation et places de parking à proximité du départ.
Après avoir retiré les dossards et les
puces, un petit déjeuner s’impose pour faire le plein. Puis direction le parking pour le traditionnel échauffement et la préparation de la course (2 boucles de 5km avec un départ décalé sur 2
avenues, avec des numéros de dossards correspondant à un sas de départ. Ayant la chance avec Philippe d’avoir un dossard préférentiel nous nous dirigeons vers nos départs respectifs (les nbr
pairs dans une rue pour lui et les nbr impairs dans une autre pour moi)
10h45 = le départ est donné et nous devons effectué une centaine de mètres avec un virage à angle droit (que je négocie avec prudence au vue des condition météo) avant de rejoindre l’autre partie du peloton qui s’avère imposant = 3400 au départ.
J’aperçois Philippe qui a pris un bon départ et se situe déjà dans les 10 premiers, je remonte progressivement en faisant les extérieurs et le rattrape au bout du 1° kilo (3’16), nous resterons ainsi une partie de la course avec un groupe d’une dizaine de coureur.
Des coureurs revenant de l’arrière nous rejoignent et ce groupe de chasse ressemble de plus en plus à un groupe de suceurs de roues ou personne ne prend des relais et ne veut faire l’effort de trop, néanmoins nous sommes quelques uns à prendre des relais plus ou moins long (court pour ma part en restant placé dans les 3-4 premiers du groupe pour éviter les chutes bousculades tout en restant attentif) et être au contact des hommes de têtes (pas trop quand même car le rythme est élevé et l’effort de trop va se payer cash plus tard) Nous arrivons à la fin de la 1° boucle et nous apercevons nos supporters qui crient, hurlent, bref on s’est ou se trouve Château Chinon maintenant….
A partir du Km 5, je commence à accélérer progressivement afin de me replacer et surtout je me sens bien, les sensations sont là malgré la fatigue et le lactique qui commence à œuvrer, mais je continue et commence à rattraper des concurrents tout en les distançant, un concurrent réussi à rester avec moi et nous commençons a effectuer des relais qui deviennent de plus en plus appuyés afin 1) de revenir sur les autres concurrents et 2) éviter le sprint car chacun se jauge en mettant des petites accélérations. Je ne vois plus Philippe et ne le sens pas dans mon dos mais je sais qu’il va s’accrocher jusqu’à la fin et réaliser un bon chrono.
Nous arrivons au Km 7, puis au Km 8, et je regarde rapidement le chrono, les temps de passage au kilo sont encore meilleurs que lors de la 1° boucle (3’17 – 3’18) bref ça sent la perf mais il reste encore 2 km et mon compagnon d’infortune s’accroche toujours.
Si je veux le décrocher avant l’emballage final il me faut accélérer par à coup (ce qui agace et énerve ceux qui ont l’habitude de courir avec moi), La ligne d’arrivée se reproche, encore 1 kilo et on est toujours au coude à coude, je relance encore une fois et je sens qu’il décroche petit à petit lorsqu’un parisien du dimanche déboule et reste en plein milieu du chemin avec son vélo malgré les protestations et au autre nom d’oiseau des spectateurs présent. En voulant l’éviter, mon compagnon recolle et me repasse devant à 500 m de la ligne, il n’arrive pas à me décrocher et je reste accrocher à sa foulée, cela va se finir au sprint voir à la photo finish.
Il reste 400m, 300m, dernier virage à droite et on aperçoit la ligne d’arrivée toute proche et le grondement des spectateurs qui nous encouragent. Bon ben là il y a pas moyen il faut tout donner pour la place et pour le chrono, je profite du faux plat montant menant à l’arrivée pour relancer et commencer à accélérer progressivement, je rattrape mon adversaire, le dépasse il résiste, j’en remets une couche et je me dis il y a pas moyen de se faire battre = un sprint de folie où on donne tout tous les 2. La ligne enfin franchie on s’écroule tout les 2 et on reprend un peu notre souffle avant de converser sur la course tandis que Philippe franchit à son tour la ligne d’arrivée à l’issue d’un sprint de folie pour lui aussi.
Bref une bonne journée avec une bonne place et un excellent chrono pour nous deux (33’54 et une 12°place pour Philippe et 33’22 avec une 6° place pour moi) malgré un début de préparation retardée volontairement (en raison d’un objectif majeur en juin 2010) et contrastée avec les intempéries conjuguée un emploi du temps professionnel chargé. De bon augure pour la suite de la saison
Merci à nos supporters pour leurs encouragements
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