De notre reporter spécial Vincent DUFOURNAUD
Dimanche 10.05.2009 5h20, tout le monde debout avec un rendez-vous avec la famille LINGER pour un départ depuis AUTUN à 6h15 maximum.
Direction le semi-marathon de MONETEAU (89) qui se situe dans la banlieue d’AUXERRE.
Après avoir initialement prévu le Semi de Vichy avec Luc G, j’ai dû différer « mon apprentissage » sur cette distance pour des raisons professionnelles de dernière minute….
La route se passe tranquillement avec un trajet d’environ 1h45 sur les routes de campagne
Arrivés à MONETEAU sur le coup des 8h15, nous allons chercher les dossards et un petit repérage du départ nous permet de nous mettre dans l’ambiance de ce semi et de voir un autre morvandiau Matthieu G. inscrit lui aussi sur la course.
Après avoir « monté » les vélos pour nos 2 accompagnatrices du jour (Nathalie et Estelle) l’heure de l’échauffement arrive : je ressens une certaine anxiété (légitime) de la part de Philippe (suite à une douleur en raison d’un incident sur son lieu de travail);quant à moi, ce n’est pas mieux car décaler au dernier moment un « objectif » sur semi en le plaçant à MONETEAU, ce n’est pas l’idéal au vu du parcours -pas plat du tout-mais bon on verra bien.
Bref nous conversons de la perf de nos « cent bornards » en restant admiratifs et humbles devant leurs résultats. Bravo les gars….
Retour à la voiture pour les derniers préparatifs, ravitaillement pour la course et un petit feuillet indiquant les temps de passage pour s’imposer un rythme régulier (à double tranchant je l’avoue car dans un jour bien c’est l’idéal... par contre, lors d’un jour noir on le jette à terre en le maudissant…).
Direction vers la ligne de départ où le semi est support du championnat de Bourgogne et de l’Yonne. Nous voyons Vincent VASSARD et Régis ROUX = la victoire va se jouer entre eux, pour le reste on verra bien. Nous nous encourageons mutuellement avec Philippe et Matthieu car même si nous partons sur un début de course commun, le rythme à tenir et la route sera longue pour nous trois.
9h30 = Le départ est donné et 468 concurrents sont « lâchés » dans les rues de MONETEAU, décorées.
LE PARCOURS :
Tout d’abord une boucle de 5 km dans un lotissement pavillonnaire sous forme d’aller –retour) puis direction la rase campagne en empruntant une partie en sous bois entrecoupée de faux plat montant, de plat ( dont un petit tunnel d’environ 100 m éclairé en plus mais attention au personne de plus de 1,90 m) , et de faux plat montant qui font mal aux jambes et enfin une descente...Une des seules du parcours (km 8-9) , puis une partie plane...enfin (jusqu’aux environs du 11ème km). Arrivé au 11 -12° km, après un ravitaillement se profile un faux plat montant qui dure 1 km : celui là, il casse bien les pattes à tout le monde! Puis retour sur MONETEAU à travers une route secondaire, faux plat montant, puis faux plat descendant( km 15), une petite côte pour arriver au ravitaillement dans un lotissement et faux plat descendant ?pas très long et alternance de « tourne-vire ». Enfin retour à proximité du site de départ (17° km) en passant dans la zone industrielle de la ville (cela a coupé le moral à beaucoup de voir des lignes droites de 500 m surtout en fin de parcours) jusqu’au 19 ° km et retour pour l’arrivée le long du canal (20° et 21° km).
Après un départ prudent, nous nous retrouvons rapidement à 3 : Philippe, un concurrent du club d’Auxerre et moi. La boucle de 5 km se fait en 17’25 soit un temps assez régulier. Les 2 favoris sont déjà devant et 2 autres athlètes viennent s’intercaler entre la tête et nous à environ 60m.
Puis j’essaie de revenir progressivement sur le groupe intercalé avant le km 8 = en haut du gros faux plat montant en fait.( Je me fie à mes sensations du moment car malgré un collègue de club « dans la roue, chacun fait sa course » avec un but différent, non pas par esprit de suprématie entre Philippe et moi car déjà il n’y en a pas.mais le chrono lui tourne et il ne pardonne pas = ma meilleure perf à MONETEAU = 1h16 et des poussières.
Je « rentre sur les 2 intercalés dans le faux plat montant vers le 7.5 km et me place de suite en tête car j’ai un rythme régulier et je m’y tiens, je ne demande aucun relais. Le chrono...toujours ce satané chrono. Sur le replat je constate les dégâts de cette montée menée au train : on n’est plus que 2 = Lasshan EL LAHASSANI l'auxerrois et moi, l’autre concurrent est tout proche mais on ne l’attend pas. Il me semble deviner lors d’un virage à angle droit Philippe : il a l’air bien dans sa course, il a l’expérience pour lui et sait gérer.
Nous nous relayons tout de suite avec Lasshan, tandis que son compère revient sur nous et là c’est parti pour un tour de manivelle qui va durer jusqu’à l’arrivée mais je constate un truc bizarre = il me distance dans les descentes (je préfère lever légèrement le pied pour récupérer et éviter un point de côté) par contre sur le plat et dans les faux plats montants « ma mobylette » se met en marche (avec la régularité d’une horloge suisse = je me suis surpris moi-même après coup à la lecture des temps de passage ) et je sens quelle fait mal à mes 2 collègues du jour.
Le parcours n’est pas du tout roulant voir plutôt
défavorable et le fait d’être à 2-3 nous permet de nous accrocher mutuellement car l’effort devient de plus en plus dur. Nos 2 G.A. (« Gentilles Accompagnatrices ») se sont postées à différents
endroits du parcours et nous encouragent vivement (Nathalie L. ayant déjà couru ici elle connaît le parcours et ses difficultés) lors de notre
passage (Je monterai bien sur le vélo pour la récup, et surtout pour aller plus vite
Au fur et à mesure du parcours, la chaleur commence à arriver. Nous ne sommes plus que 2 et les relais sont toujours appuyés, je mène le train bleu et l’arrivée commence à se profiler mais avant il faut passer la partie de la zone industrielle = moins on réfléchit et plus ça va car avec l’effort une baisse du moral est vite arrivée et là c’est pas gagné.
Un coup d’œil rapide sur la montre et le fait de dépasser des concurrents du 5 km nous motivent pour avancer sur un tempo toujours aussi régulier. Un
virage à droite, voilà le km 19, le dernier ravito, on accélère un peu pour ne pas perdre le rythme et on se concerte rapidement= sprint ou pas sprint pour la place et le podium…, je vois au loin
vers le km 20 nos 2 G.A qui nous encouragent sans distinction de club (à méditer pour certains…) et le km 20 arrive, plus que 1 km100 et c’est la fin.
Le dernier kilo est passé, et chacun finit comme il peut. Le temps de récupérer un peu, de converser avec mon partenaire d’infortune du jour et voici que Philippe arrive, un bref débriefing sur notre course et nos 2 « GA » arrivent afin de nous féliciter. Nous féliciterons à notre tour Matthieu pour sa course un peu plus tard après un footing de récup et une légère collation.
En conclusion, un beau semi-marathon, très bien organisé, avec un nombre conséquent de ravitaillements sur un parcours pas particulièrement plat. Le seul point négatif à mon sens est l’abondance de récompenses pour le premier : comme dans beaucoup de courses les élites sont largement récompensées (sans remettre en cause leur participation et leurs références chrono) au détriment de la masse que nous sommes tous, nous athlètes du dimanche...voire du vendredi quand cela est un jour férié.
Résultats des participants de l’ACM :
Matthieu Gauthier = 2h27’41
Philippe LINGER = 1h16’59 (2° au championnat de Bourgogne catégorie vétéran)
Vincent DUFOURNAUD = 1h15’15
1° place = Régis ROUX = 1h09’40
2° place = Vincent VASSARD = 1h11h09
Lien vers le site du
semi-marathon de MONETEAU