De notre deuxième reporter sur place : Matthieu Gauthier
Je remercie beaucoup Vincent et Philippe et leurs compagnes respectives pour leur gentillesse et leur respect de chacun. Je remercie également ma chérie pour son
soutien (faut me supporter lors des courses !!!) et sa disponibilité ainsi que pour ces photos.
Objectif de cette course : réaliser entre 2h et 2h 30 (mon record sur semi est de 2h34) et me donner un repère sur 21km en vue des 25 km du
Morvan.
Avec ma chérie nous sommes arrivés le samedi en fin de journée sur Monéteau afin de limiter la fatigue. Après s'être installés dans un hôtel pas loin du départ (et du parcours) je repère
rapidement quelques passages en voiture en allant manger mes pâtes sur Auxerre. Puis retour à l'hôtel avec la déception du dîner peu copieux, et je m'endors malgré le stress de la course.
Malheureusement pour moi la nuit fut très courte puisque quelques 3h plus tard on est réveillés par des jeunes qui rentraient d'un mariage et qui on foutu le souk toute la nuit jusqu'à 5H30 soit
une grosse heure avant le réveil, je suis ravi...
Je déjeune en faisant le plein de glucides et de sucres lents pour la course car ce n'est pas un parcours roulant malgré les 12 kilomètres de plat annoncés au total sur le parcours.
Je me rends au départ de la course pour retirer mon dossard. Vincent VASSARD, Régis ROUX sont annoncés par le speaker ainsi que la présence de l'ancien coureur cycliste pro François SIMON.
Là, je retrouve Vincent, Philippe et leurs compagnes et après de brefs encouragements et l'échauffement le départ est donné à 9h30.
Dès le départ je sens que je ne suis pas dans un grand jour et je me dis que la course va être longue.
Vincent et Philippe partent chacun à leur rythme, moi au mien. La première boucle de 5 km dans les lotissements ne m'enchante guère et après un premier kilo sur un bon rythme (4'15) perso je passe les 5 km en 29'57 après une légère accélération pour passer sous les 30'.
Puis direction la campagne de Monéteau et ses faux plats et côtes. Le passage dans le tunnel bas, étroit et sombre en haut de la petite bosse casse mon rythme et les temps au kilo augmentent au fur et à mesure. Ma motivation en prend un coup mais voilà le premier ravito qui me remonte le moral. La grande descente kilo 8-9 me rebooste et je rejoins et dépasse des concurrents, ce qui me donne encore plus d'énergie sur le replat qui suit. Je passe au 10ème kilo en 1h03' et je continue sur un rythme régulier, malgré le faux plat montant qui me fait mal, assez content de retrouver du jus.
Mais kilo 12, je commence à ressentir des raideurs dans les mollets et les crampes pointent le bout de leur nez malgré une hydratation régulière et importante. Le docteur de la course me conseille de baisser de rythme et de bien m'hydrater.
Les côtes et les faux plats me font mal et je suis obligé de fortement ralentir car je suis déterminé à aller jusqu'au bout malgré les crampes qui envahissent mes mollets. Je vois le chrono qui tourne et les kilomètres sont de plus en plus longs.
Kilo 15 à la faveur d'un virage à droite je décide de placer une accélération malgré la douleur pour retrouver un rythme et je distance une concurrente qui revenait sur moi.
Retour dans des lotissements et un ravitaillement au sommet d'une bosse avant une descente pour arriver dans la zone industrielle de Monéteau au kilomètre 17. La chaleur se fait sentir et les longues lignes droites me cassent le moral et mon avance réduit. Le chrono approche des 2 heures de course et je me dis que mon objectif sera maintenant de faire de mon mieux, malgré mon manque de sommeil.
Puis je me motive en disant que l'arrivée est proche au dernier ravito (kilo 19).
Je me fais rejoindre par une concurrente de 70 ans, déguisée en toréador, et j'entre dans le dernier kilo sur un chemin sur la gauche côte à côte avec elle. Mes jambes sont très dures et je décide de ne pas m'enflammer en restant dans son sillage. Des coureurs nous encouragent et je vois les derniers 500 mètres. Mais un gros coup de cul à la sortie de ce chemin aux
400 mètres me fait très mal et je perds quelques mètres sur ma concurrente (elle aussi bien fatiguée mais courageuse) mais je reviens au courage et je jette toutes mes dernières forces dans un sprint aux 300 mètres. La lutte est serrée et le speaker commence à s'enflammer sur la performance de la concurrente et me zappe complètement dans son intervention. Je réussis à prendre quelques dizaines de mètres d'avance pour franchir la ligne à bout de forces en 2h27'41" sur ce parcours pas roulant du tout avec pas mal de faux plats et de relances... avant de me faire prendre en charge par l'équipe de secouristes car j'ai été au bout de moi même.
Après quelques instants, je retrouve Vincent et Philippe avec les autres coureurs. Ils me demandent comment ca va et comment s'est passé ma course.
Puis je me change rapidement pour aller à la remise des prix où je félicite le vainqueur, ainsi que tous les récompensés dont Philippe et Vincent.
Je fais la remarque à ma chérie que sur beaucoup de courses les lots ne sont pas cumulés afin que le plus grand nombre soit récompensé, mais ce n'est pas le cas à Monéteau. Le vainqueur repart donc les bras bien chargés de récompenses diverses et de coupes.
Ce que j'ai apprécié sur le semi, c'est l'ambiance musicale un peu partout le long du parcours qui rebooste un peu le moral et un grand nombre de ravito ainsi que l'indication des kilomètres, que
le dernier de la course reparte avec un lot et les honneurs.
Ce que j'ai moins apprécié, c'est que les récompenses ont été amassées par seulement quelques coureurs.
Je remplis donc mon objectif même si je pense que j'aurais pu faire sans doute moins en ayant fait une nuit complète mais ce sera pour la prochaine fois.